À Baugé-en-Anjou, cinq communes n’en font plus qu’une

Pourquoi ne pas fusionner GRANVILLE, DONVILLE,SAINT-PAIR, YQUELON ET SAINT PLANCHER ? 
Un seul maire, une seule mairie, et beaucoup d’économies de fonctionnement, c’est mille fois plus efficace qu’une communauté de communes.
Philippe LETESSIER
Bauge
Reportage
Pour alléger le mille-feuille administratif, cinq communes du Maine-etLoire ont eu l’idée de se regrouper. Depuis le 1er janvier 2013, Baugé, Le Vieil-Baugé, Montpollin, Pontigné et Saint-Martin d’Arcé s’appellent « Baugé-en-Anjou ». 6 400 habitants, un seul maire, des services mutualisés, davantage de recettes et des économies en prime. Baugé, la plus importante avec ses habitants, souffrait d’un endettement important. À Montpollin, le vieux maire peinait à trouver un successeur. Saint-Martin-d’Arcé nourrissait un projet de piste cyclable trop ambitieux pour ses moyens. Et à Pontigné, un promoteur souhaitait construire une résidence de tourisme mais se plaignait d’avoir un terrain à cheval sur deux communes. Bref, pour chacun ou presque, une bonne raison de passer à l’échelon supérieur.« Une question de survie »Le regroupement a été rendu possible par la loi du 16 décembre 2010 qui institue les « communes nouvelles ». À Baugé, les choses n’ont pas traîné : guère plus d’ un an entre la première réunion et le vote, le même jour, des cinq conseils municipaux. Les maires étaient tous d’accord, la population favorable à 70 %.« Notre argument : regroupés, on fait plus de choses », raconte Philippe Chalopin, maire divers droite de Baugé et principal artisan du projet. De 75, le nombre d’élus est passé à 29. Avec, au passage, 40 000 € d’économie sur les indemnités. Les quatre petites communes sont maintenant des « communes déléguées », chacune avec un conseil communal à rôle consultatif et un maire qui célèbre encore les mariages. La dotation d’État, qui partout baisse, s’est… envolée : 75 000 € de plus que les dotations que touchaient les cinq communes séparément. Et comme la barre des 5 000 habitants a été dépassée, un barème plus rémunérateur s’applique aux droits de mutation.« Ensemble, nous avons de meilleurs prix pour les achats, les passations de marché. Par exemple, les cantines scolaires ne nous coûtent plus que 30 000 € au lieu de 40 000 €. Et elles sont maintenant toutes les deux en liaison chaude », détaille Philippe Chalopin. Il parle aussi de la future maison médicale à 3,4 millions d’euros, rendue possible par la nouvelle capacité d’emprunt. Et du prochain service municipal d’instruction des permis de construire. En France, dix autres communes nouvelles ont vu le jour. Dont deux autres dans le Maine-et-Loire. La formule aura-t-elle plus de succès que la loi Marcellin ? En 1971, elle rendait possible la fusion de communes mais s’ est soldée par un bide. L’élu baugeois y croit dur comme fer :« Pour les petites communes rurales, se regrouper est une question de survie » .

Article issu de l’édition de Sud-Manche du samedi 18 octobre 2014

4 réponses
  1. barbidulle
    barbidulle dit :

    Pourquoi ? Question d’ego ? Ou d’indemnités ? C’est sûr, faire mieux avec moins, là est bien évidemment la solution. Encore faut-il en avoir envie.

  2. François BOUDONNAT
    François BOUDONNAT dit :

    Il suffit de suivre l’exemple de la réussite d’Isigny-le-Buat, entre Avranches et Saint-Hilaire, première commune-canton de France en date, en passant à l’échelon supérieur. Je suis prêt à signer une pétition pour que ce regroupement soit très rapidement à l’ordre du jour.

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