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GRANVILLE, urbanisme REFLECHI et qualité de vie DURABLE.

Pourquoi ECOLOGIE NORMANDE est CONTRE ce PLU. Septembre 2016.

La GRANVILLE du XXI° siècle c’est le recueil de sa culture associée à son passé maritime. Par respect des générations futures, il serait injuste et maladroit, que l’on n’en tint pas compte. C’est en fait le vecteur que nous voulons imprimer à travers ce document. La qualité de vie DURABLE que nous voulons développer en passera par :

  • une primauté urbaine prenant le pas sur les aspects politiques d’où qu’ils viennent
  • une analyse profonde de l’existant, laquelle permettra de déboucher sur un équilibre sociétal
  • une mise en œuvre qui tiendra compte des priorités financières durables elles-aussi.
  • les développements centraux et périphériques en lien étroit avec les données vitales à l’horizon 2050
  • des orientations qui tiendront compte d’un diagnostic de territoire précis (fusion probable incluse).
  • en clair, il s’agira d’anticiper plutôt que subir… !

COMMENT S’ Y PRENDRE ?

Le PLU, document d’urbanisme qui régit en France nos planifications, doit être à la fois précédé et accompagné le plus largement possible de gens de l’art, d’urbanistes professionnels, d’historiens reconnus dans leurs compétences locales et de décideurs visionnaires. La loi SRU 2000 avait en son temps fixé des règles de consultation qui sont à présent obsolètes. La population et les associations reconnues pour leurs compétences spécifiques se doivent de participer à l’élaboration du GRANVILLE de demain. Ce PLU, fixant ce que sera notre ville demain, au risque de nous tromper largement, devra tout d’abord définir une charte dans laquelle nous retrouverons tous les ingrédients nécessaires pour une réussite absolue. A l’inverse, le manque de réflexion ou de concertation aboutirait à un échec retentissant que les seules générations à venir auraient à supporter.

Une DONNEE MAJEURE, la fusion intercommunale « Donville-Granville »

L’urbanisme et ses règles sont la conséquence directe des nouveaux aspects citadins. Les PLH (habitat) et les PGD (Déplacements locaux) sont là pour aider à la décision. Lesquels PLH et PGD sont stricto sensu les bases de l’urbanisme du futur. Les fusions de communes augurent de ce que pourra être l’organisation centrale demain (nous concernant : DONVILLE lers Bains). De cela, nous devons en tenir compte en réfléchissant ainsi sur les besoins d’équipements collectifs, et d’une manière plus générale :

  • une Mairie : comment ? capacité ? à quel endroit ? Mairie de quartier (utilité) ?
  • des équipements sociaux : quels besoins ? quelle répartition territoriale ?
  • des équipements sportifs : lesquels ? à quel endroit ?
  • des infrastructures : routes ? voie rapide ? SNCF ? transports collectifs ? commerces ? autres ?
  • des logements (privés et/ou sociaux) : combien ? à quels endroits ?
  • et tout cela pour tous les équipements collectifs indispensables eu égard aux aspects économiques réels.

Il serait piégeur de ne pas avancer cette donnée majeure incontournable.

QUELLE IMAGE voulons-nous donner à GRANVILLE ?

En GRANVILLE, nous avons une station balnéaire familiale attractive où prime l’offre résidentielle à destination des familles. Voulons-nous en changer ? Si oui, vers quelle orientation pourrions-nous nous diriger ?

Si nous approfondissons les aspects sociétaux bien ancrés, il semblerait qu’un paradigme différent, visant une attractivité supérieure, ne saurait qu’être purement illusoire. En clair, nous ne sommes ni à Cannes, ni à Monaco, ni à Deauville. Par contre, il y a nécessité à poursuivre une cure de rajeunissement de la gente locale, évitant ainsi à terme une demande trop accentuée sur des équipements « 3° et 4° âge » que nous ne pourrions pas financer faute d’aides appuyées par l’Etat.

Ce qui veut dire que nous devons œuvrer à l’évolution de la ville dans sa forme familiale actuelle mais de qualité supérieure. Le siècle qui s’annonce verra probablement émerger une nouvelle classe moyenne demandeuse de qualité de vie et de loisirs collectifs sans pour autant aller dans les excès qu’ils ne pourraient accéder de toutes les façons. Ceci étant, il faudra se poser de façon transversale, la question si l’offre résidentielle à destination des familles est adaptée ou encore si elle suffit. Les prix de l’immobilier sont trop élevés, donc risque d’éviction des ménages les plus modestes. Granville doit être attractive pour les jeunes ménages et les primo accédants.

Les équipements urbains (commerces, transports, autres) seront la conséquence directe de cette image ainsi définie.

Toutefois, étant ville de bord de mer, ayant un passé maritime notoire, il sera utile de préciser ce que doit être l’image portuaire de GRANVILLE. Depuis 20 ans (ou plus) un projet de modernisation portuaire se « ballade » au gré des marées dans les cartons départementaux. Il faudra, là aussi, y mettre un terme et adopter enfin une « solution équitable et durable ». A ce titre, malgré les différents projets avancés (et non aboutis) il y a encore des réflexions à avoir et surtout à finaliser :

  • quoi pour le port de Granville demain ?
  • le devenir de la pêche ? et de sa criée ? les conditions de travail des pêcheurs ?
  • externalisation du port de commerce ? quel avenir durable sur ce point ?
  • capacité d’accueil des places de plaisance ?
  • optimisation des liaisons avec les anglo-normandes ?
  • synergie entre la ville et le port ? (animation sectorielle sans empiéter sur le commerce de centre ville)
  • les terre-pleins dédiés et la forme de radoub ?
  • l’aménagement urbain autour du port (en charge par la ville) ?

La rénovation du secteur portuaire sera l’image importante que nous donnerons au GRANVILLE de demain.

La QUALITE ENVIRONNEMENTALE

La municipalité précédente avait initié une démarche « Agenda 21 ». A ce jour, elle a été ni reprise ni évoquée. Ce qui veut dire que la qualité de vie à GRANVILLE n’est pas prioritaire. Pourtant, sur le plan national, les choses ont évolué. Il y a eu la loi sur la transition énergétique et la loi sur la biodiversité, votées par le Parlement. Mais il y a plus fort encore, personne n’a oublié, la COP 21, qui s’est tenue à Paris en décembre dernier. A la suite de cette grande conférence internationale, des outils ont été et vont être élaborés pour une mise en application programmée. La qualité de notre environnement n’est pas seulement l’affaire de l’Etat, mais elle est un acte citoyen, à commencer par les communes et les villes. De nombreux outils et aides existent. Encore faut-il les préconiser et s’en servir.

Dans le cadre de son renouvellement urbain, GRANVILLE doit inclure, au premier chef, les « orientations durables » suivantes :

  • valorisation de son paysage, de son architecture et de son patrimoine
  • encourager le développement et les modes de consommation responsables
  • mettre en œuvre une dynamique économique équitable et durable
  • favoriser l’épanouissement et la qualité de vie de tous ses habitants.

TOUTES les opérations à venir, sans exception, doivent comporter ces définitions.

CONCRETEMENT, cela se traduira par…(plan d’action)

– réfléchir en détails aux impacts issus de la fusion Granville-Donville (n’existe pas au projet)

  • améliorer le patrimoine bâti (centre ville et quartier St Paul notamment)
  • préserver et valoriser le caractère maritime et littoral de la ville (zône portuaire)
  • favoriser la dynamique culturelle et historique du bassin de vie
  • mieux maitriser l’urbanisme en créant des bases adéquates aux besoins réels locaux (affaire Pronier par exemple)
  • maitriser l’énergie et les modes de consommation responsables
  • gérer durablement les ressources naturelles (espaces, eau, biodiversité)
  • prise en compte des critères sociaux et environnementaux
  • reconstituer une trame verte et bleue (du Val és Fleurs jusqu’au au Port)
  • une meilleure dynamique sectorielle (pêche, nautisme, conchyliculture)
  • préserver la santé et mettre l’accent sur la prévention des risques
  • réduire au maximum les pollutions visuelles, olfactives et le bruit.
  • gestion au plus près d’un plan de circulation adapté et ajustable à tous les impératifs
  • favoriser le lien social en déclin.

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

3 réponses
  1. Jacquot
    Jacquot dit :

    Merci pour cet état des lieux, nous en sommes conscient

    Beaucoup de questions dans ce document mais dommage pas de réponses précises à chaque question. pouvez-vous apportez des réponses??

  2. Guiton
    Guiton dit :

    Comme l’a si bien analysé Pierre Juhel,et souligné Mr Jacquot, nous avons une liste de questions sans réponse et aucun engagement quant à ce PLU des différents acteurs concernés.
    Et poourtat ,la municpalité veut faire voter dès mercredi ces propositions qui deviendront la base incontournable de tous les projets futurs,alors que :
    L’extension portuaire et les amenagements qui en découleront sont soumis au bon vouloir du Conseil Départemental (rappelons que Mr Bas,président a revendiqué l’autorité sur ce port, alors que le président de Région Mr Morin, prévoyait d’inclure Granville dans son projet de Ports Normands Associés avec des moyens financiers d’autant plus conséquents ).
    Donc pour l’instant aucune réponse et calendrier fournis par le Département.
    Comment la municipalité prend le risque de décider quelquechose qu’elle ne maitrisera pas ?
    La fusion en projet avec Donville implique que les Donvillais aussi seront concernés par les orientations de Granville.Est ce que l’ adhésion de la population et de leurs élus a été sollicitée ?
    Le réamenagement du centre ville vivement souhaité et bien vu sur ces projets ,bute cependant et ne pourra démarrer tant qu’il y a cette incertitude de taille : comment et à quel prix le dossier Pronier va etre réglé ?
    Un grand absent aussi des projets de réamenagement urbain :le quartier St Paul,l’ église et son esplanade magnifique. Quand on attache tant d’importance au tourisme,comment en faire abstraction ?
    Voilà quelques questions supplémentaires qui mettent en évidence la précipitation de Mme le Maire à décider avant d’avoir penser aux conséquences.
    Petit défaut récurrent ….
    Anne Guiton

  3. Huglo Claudine
    Huglo Claudine dit :

    La méthodologie me semble excellente ! Il est temps de réfléchir sérieusement sur l’avenir de Granville et de d’arrêter très vite de faire un « n’importe quoi » qui va coûter une fortune aux Granvillais et finir par éloigner les touristes….(et pitié aussi pour les abominables pots de fleurs géants ! Comment peut-on faire plus laid !)

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