Lettre ouverte à Madame le Maire.

La délinquance à Granville. Entre méthode Coué et réalité complexe

Madame le Maire,

En ce matin du 22 novembre le Ouest-France titre, sur bien des panonceaux, que la délinquance était en baisse à Granville en 2016. Réjouissance pour vous Madame le Maire mais réjouissance, vous l’avouez à demi-mot, de courte durée, la dite délinquance remontant en flèche en 2017. Une lecture sommaire de cet article suffit pour le comprendre, ces chiffres sont soumis à bien des éléments et la durée de l’analyse est bien trop courte pour en tirer une quelconque congratulation. Le hasard veut pour moi que ce soit ce matin même que cet article a été publié, le hasard veut, vous allez le lire, que cet article vienne en rajouter à mon aigreur matinale de ce 22 novembre.

Oui Madame le Maire, la situation de notre ville, si elle n’est aujourd’hui « que » préoccupante, pourrait bien se révéler dramatique. Il convient pour vous l’expliquer que je vous narre les événements qui furent ceux que je vécus en cette nuit du 21 au 22 novembre.

Tenu éveillé au beau milieu de la nuit par une insomnie dont j’ai seul le secret j’entendis très distinctement, aux alentours d’1h30, des bruits de rue qui ne m’inspiraient que peu de choses positives pour l’intégrité matérielle des véhicules qui y stationnaient. Ouvrant ma fenêtre je constatais alors dans l’obscurité qu’une silhouette s’en prenait à une voiture qui avait manifestement refusé de s’ouvrir d’elle-même. Sachez, Madame le Maire, que ce type d’incident se produit régulièrement, les rétroviseurs ne font pas long feu à Granville ! Le caractère insistant et violent de la personne me poussèrent tout de même à lui demander si elle souhaitait que je vienne lui apporter mon aide. Réponse négative de la part de la silhouette, elle se perd dans la nuit.

Les choses auraient pu se terminer ainsi mais c’était sans compter sur l’obstination du chercheur malchanceux de voitures ouvertes que j’entendis alors recommencer plus loin dans la rue ! Oui Madame le Maire, au-delà de 00h30 la nuit protège de bien des choses. Alarmé par la vitesse et la précipitation de l’auteur (la police allait arriver après la dégradation d’un nombre considérable de véhicules), pris d’un doute, je vous l’accorde, quant à la fermeture des portières de ma voiture (Elles étaient bel et bien fermées !), je m’enquis alors de sortir de ma résidence par sa porte arrière qui se trouve rejoindre ma rue à un endroit où je pensais que l’individu n’était pas encore arrivé. Quelle ne fut pas alors ma surprise d’entendre l’une de ses tentatives d’infraction, dans l’obscurité absolue, à quelques mètres de moi ! Lui-même m’entendit et le silence se fit pesant. À demi guenillé et ne voyant pas à plus de trois mètres devant moi, devinant la présence d’un individu violent, je vous avoue que le caractère cocasse de la situation n’a pas été ma préoccupation première… À tâtons dans l’obscurité absolue, celle que vous avez provoqué en décidant de l’extinction brutale des éclairages publics, j’ai tout de même eu une pensée pour vous Madame le Maire, mais, j’en suis désolé, la pensée n’était pas chaleureuse. Le voleur infortuné ne dédaignant pas réapparaître, les dégâts matériels étant relativement importants pour les voitures touchées, je me suis alors résolu à appeler la police. Celle-ci vint très vite et les fonctionnaires, très professionnels, constatèrent notamment que l’homme s’était salement blessé lors de l’une de ses tentatives. Aucune description, une nuit à couper au couteau, les policiers le savaient néanmoins sans doute, ils ne retrouveront jamais l’homme qui a perdu tout ce sang.

Il n’est pas ici l’objet de ramener à moi les problèmes éventuels que peuvent poser ce type de comportement, mon âge me permet de mesurer bien des risques mais, je vous l’accorde aisément, je n’étais pas particulièrement à l’aise dans cette rue, en cette nuit. C’est avec beaucoup d’amertume que je me souviens alors du débat qui a été celui de l’éclairage public. Nous avions entendu parler de beaucoup de choses, de beaucoup de choses aberrantes. De l’obligation des Granvillais à posséder un éclairage personnel à celle de ne pas sortir la nuit par convention morale vous aviez encore en ces jours provoqué bien des éclats en notre bonne ville. Granville, ville de nuit et de jour, devenait la ville du couvre-feu, gare alors à celui ou à celle qui oserait sortir la nuit. Vous ne le souhaitiez pas j’en suis sûr mais des relents de culpabilisation sont même succinctement apparus. « Si vous souhaitez qu’il ne vous arrive rien, ne sortez pas quand nous coupons l’éclairage » aurions-nous pu entendre dans votre bouche. Vous en conviendrez aisément, les choses sont allées trop loin. Il vous faut dès maintenant, et avant qu’il ne se produise quelque chose de grave, revenir sur cette décision. Il vous faut appliquer, comme la chose vous a été demandé, le principe «  1 réverbère sur 3 » que vous n’aviez pas souhaité mettre en place parce que les circuits étaient à adapter (et alors ?). La coupure de l’éclairage public est mère de la délinquance (la vraie), il vous faut y remédier.

Second point qu’il me semble essentiel d’aborder ici : le traitement de cette délinquance à la racine. Revenons un instant sur cette affaire nocturne. La chose n’est pas tragique pour les rétroviseurs des voitures de mes voisins (elle ne l’aurait pas été non plus si mes rétroviseurs avaient été arrachés…), la chose aurait pu être plus grave si une voiture avait été volée, la chose est potentiellement grave compte-tenu de la quantité de sang que l’homme semble avoir perdu. La réponse qu’il m’a adressé et ses tentatives répétées, alors que la police eut pu être potentiellement en route, me font penser à un homme désœuvré, un homme qui, malgré son jeune âge (sa voix m’y fait penser) semble déjà se moquer de toute sanction. La délinquance pour la délinquance, qu’importe le reste, qu’importe le risque. Une question s’impose alors comme une évidence. Si vous constatez longuement les chiffres dans le Ouest-France du 22 novembre, quelle place réservez-vous à l’action sociale municipale de l’accompagnement et de l’insertion, du suivi et de l’aide ? Certaines personnes ont besoin de la ville, il est cruel de ne pas les épauler. La sanction n’est là que pour rattraper une lacune Madame le Maire, vous devez le savoir. Je vous demande alors d’agir, d’agir en ce sens dans l’intérêt de tous les Granvillais. Si tel est le cas je m’associerai personnellement à vos congratulations personnelles, et bien des Granvillais les comprendront.

Jacques-René Hébert

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14 réponses
  1. Sevestre M-Ch.
    Sevestre M-Ch. dit :

    Comme je vous comprends Monsieur Hébert, ces derniers mois dès l’extinction des feux, ma rue devenait bruyante, l’impression que cela se passait devant ou sur mon perron, contrairement à vous, je n’ose ouvrir ma porte, angoissée par la nuit noire.
    Depuis quelques semaines, à la demande des Amis de la Haute-Ville pendant d’importants travaux rue Saint Jean, plus de couvre feu.
    Les fins de soirées, les nuits sont calmes, il faut vraiment réfléchir à une solution pour notre bien être nocturne .

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  2. Anne Guiton
    Anne Guiton dit :

    Merci Mr Hébert de nous avoir « régalés » de la description humoristique de ce fait divers,qui n’est lui malheureusement pas réjouissant.Il est clair,si je peux m ‘autoriser ce jeu de mots que l’obscurité favorise la facilité à nuire (on l’avait souligné au moment où le Maire nous avait annoncé Sa décision, »causes toujours » avait été sa réaction).
    Granville est cependant une ville paisible et Mme le Maire y a donc contribué, en nous conseillant d’aller nous coucher,plutôt que de sortir dans la nuit noire.Gisèle,dans son zèle à bien faire,maintenant, rajoute qu’il ne faut plus boire.Donc au lit avec une tisane! Il est sûr que si on obéit à toutes ces injonctions,il ne restera dehors la nuit que les délinquants et débauchés qui auront bu.
    Je propose que Gisèle,en bonne conseillère municipale et attachée à sa mission de moralisatrice,accompagne les rondes de nuit de la police .
    Pour vous,Mr Hébert,je crains que suite à cette lettre fermée ou ouverte,vous n’ayez jamais de réponse de la Mairie.
    Anne

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  3. Pierre JUHEL
    Pierre JUHEL dit :

    Bravo M. Hébert pour cette belle rétro granvillaise. J’ajouterai que ce qui se passe dans l’esprit des noctambules de nos concitoyens « locaux » n’est que le miroir de nos dirigeants. De ma vie, je n’ai jamais vu une voiture de Formule 1 pilotée par un champion de VéloSolex, surtout quand cette fausse F1 se prend pour le nombril du Monde.
    Plus sérieusement, sur le sujet que vous abordez, l’éclairage la nuit, je me souviens alors que j’étais membre des 2 Commissions Finance et Appel d’offres, il nous fut proposé de prolonger le marché de modernisation de l’éclairage public de 3 ans (attribué à CEGELEC, QQ années plus tôt) au prétexte que ce marché pluriannuel n’avait pas été suivi correctement au plan financier depuis 2014. En effet, le montage des budgets de cette municipalité avaient suivi une route bien différente de celle qui devrait exister. Moi-même, j’avais proposé de ramener cette durée à 18 mois seulement, le temps de préparer un autre marché, plus adapté aux circonstances et aléas rencontrés dans notre ville. Nous avions alors obtenu un consensus, sauf Mme MELLOT en charge de ce dossier, qui n’avait rien trouvé de mieux que de voter contre, prétextant qu’elle avait un budget à tenir….Cette disposition avait par la suite été votée par le Conseil. J’en étais particulièrement satisfait car elle permettait de mettre en place à l’avenir des nouvelles techniques, bien connues des professionnels, allant dans le sens de l’intérêt et de la protection des citoyens.
    Qu’en est-il aujourd’hui? Je ne sais pas. Les décisions prises alors sont-elles en voie d’être respectées? J’en doute fortement dès lors où nous ne pouvons que constater des errements de toute sorte.
    Personnellement, je regrette que notre « Cadre de vie » ne ressemble en rien à la définition que beaucoup d’entre nous se font. Mais, une fois encore, nous revenons à la comparaison de la F1 et du Solex.
    Voilà M. Hébert ma réponse. Elle ne vous satisfera probablement pas mais que puis-je y faire?

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  4. Amenska
    Amenska dit :

    On vous suit M. Hébert mais que voulez-vous y faire? La multiplication de ce genre de témoignages est hélas impuissante à contrer les implacables « arguments » de ces « experts » qui, statistiques à l’appui vous démontrent doctement que l’interruption des lampadaires n’a aucune incidence sur la sécurité publique et que, bien au contraire, leur maintien allumés sécurisent les malfaiteurs, donnant à ces derniers ce surcroît de courage pour affronter la nuit, les libérant de la lancinante survivance psychique de leurs angoisses infantiles quand sur le coup de 8 heures et demie du soir, le diktat paternel ou maternel leurs intimaient d’éteindre la lampe de chevet quand ils ne procédaient pas eux- mêmes à l’ opération plongeant impitoyablement leur progéniture dans l’effrayante opacité jusqu’à sept heures et demie (les jours d’école).

    PS : Evidemment, il ne vient pas un seul instant à l’idée de ces « savants en toute chose » que ce genres d’études très orientées a peut-être été commanditée , moyennant chiche rétribution, par les « zélotes » défenseurs des économies d’énergie coûte que coûte… en désagréments humains.

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    • Jacques-René Hébert
      Jacques-René Hébert dit :

      Excellente analyse ! 😉

      Je vous confirme que notre vandale blessé n’avait pas peur du noir. Toute une thèse freudienne qui tombe à l’eau donc ?

      A suivre.

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  5. Amenska
    Amenska dit :

    Pardonnez les fautes d’accord pleuvant dans mon précédent commentaire.
    Je m’autorise cette digression:
    Une question me taraude depuis plusieurs mois et je ne résiste plus au désir de vous la poser: Qu’est-ce au fond que « Granville, terre et mer »? Une communauté de communes? (sous-entendu faisant partie intégrante du grand ensemble territorial « Avranches et les pays de la Baie » ou quelque chose de ce genre) ou bien est-ce que cela désigne un territoire à part entière? Territoire certes de taille modeste (tant en superficie qu’en nombre d’habitants) mais territoire néanmoins autour de Granville.
    On pourrait me répondre que la préfecture a déjà « tranché » laquelle avait proposé, l’an dernier, un découpage faisant apparaître neuf territoires. Le territoire autour de Granville étant le plus petit (45000 habitants environ). Oui sauf que proposer n’est pas trancher. Et la suite m’a échappé. … Les élus du département ont-ils adopté la proposition de Madame Le Préfet (à l’époque)? Cette dernière ou son successeur ont-ils entériné la décision des élus? Alors pour vous, c’est peut-être très clair. Pour moi, c’est un mystère….
    Si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne, je lui en serais reconnaissant pour la vie entière… à condition d’apporter une réponse claire et non une réponse floue où l’on cherche à « noyer le poisson » à la manière de beaucoup d’élus , des gouvernants et des technocrates à leur service.

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    • Pierre JUHEL
      Pierre JUHEL dit :

      Granville Terre et Mer (GTM) est une communauté de communes dont Granville est la ville « centre », pour ne pas dire « capitale ». C’est l’appellation officielle. GTM a des compétences et une fiscalité propres à elle, mais qui ne se chevauchent pas avec la ville elle-même. Nous sommes 33 communes représentant environ 45000 habitants, mais rien à voir avec le pays de la Baie qui est une autre structure qui avait été instituée bien avant l’avènement des communautés que nous connaissons aujourd’hui. En réalité, le Pays de la Baie ne sert plus à grand chose et est voué à une disparition prochaine, car il ne présente plus d’intérêt depuis la création des grandes agglos comme Mont St Michel Normandie (qui va d’Avranches à St James et St Hilaire et jusqu’à Mortain). Nous GTM ne fait pas partie de cette grande structure, le Président de GTM est M. SEVIN, Maire de Carolles.
      Voilà Amenska un réponse courte et rapide. Bonne journée.

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    • Anne Guiton
      Anne Guiton dit :

      La Communauté de Granville Terre et Mer est restée suivant le souhait des communes participantes,la communauté de départ rassemblée autour de Granville.
      Pour 32 communes (la 33e Champcervon qui y participait au départ,a été rattachée pour des facilités administratives à la Communauté d’Avranches,qui,elle s’est considérablement augmentée d’autres communes du Sud Manche.)
      Non seulement la Communauté de GTM est un territoire qui a une forte personnalité,et la cohésion souhaitée est toujours plus difficile à atteindre suivant le nombre de communes,il a semblé opportun de maintenir cette communauté telle qu’elle avait eté intitiée en 2013 et renouvelée en 2014 avec les nouveaux élus.En 2017,une restructuration et répartition des représentations d’élus a été faite pour se mettre en conformité avec les textes.Pour info 60 sièges , Granville béneficie de 16 sièges ou voix (Ex:pour la nomination de nouveaux Vice Présidents,mr Féret FN élu de Granville a recueilli 15 voix). De nombreux projets en préparation depuis 2013, la continuité a permis des mutualisations de services et de nouvelles compétences.Je dois dire que malheureusement,Granville,capitaine du navire, s’est distinguée,par sa position de frein et de non coopération pour beaucoup de dossiers (compétence tourisme,compétence urbanisme,compétence culturelle, etc…).
      Je vous engage à suivre l’actualité de GTM,par son Magazine trimestriel qui est distribué et à disposition au siège GTM (197 ave des Vendéens Granville).
      Anne

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  6. Amenska
    Amenska dit :

    Je vous remercie chère Madame Guiton. Grâce à vous, je commence à y voir plus clair. En fait, dans la nouvelle organisation territoriale, communauté de communes et territoire sont synonymes. Dans la Manche, il y aurait donc 9 communautés de communes ou 9 unités territoriales . « Granville terre et mer » est l’une d’entre elles tout comme « Villedieu intercom » (en fait c’est elle la plus petite) en est une autre. Très bien; ça me rassure. Granville n’a donc pas été absorbée dans l' »agglo » « Avranches et les pays de la baie » (qui ne s’appelle plus tout à fait comme cela paraît-il) . Ce qui eût été particulièrement humiliant. Ouf!

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    • Jacques-René Hébert
      Jacques-René Hébert dit :

      L’humiliation dépend de nos attaches personnelles. En l’occurrence, quand la commune reste la commune, les habitants n’ont pas nécessairement vocation à « s’attacher » outre mesure à la communauté de communes quelque soit son nom ou son territoire. Le découpage de cette dernière est en effet surtout question d’efficience MAIS, comme vous le savez, l’efficience en politique s’associe très souvent aux besoins d’un bassin de vie… et donc aux besoins d’un territoire logique et cohérent pour ses habitants qui s’y attachent de fait… Le serpent qui se mord la queue.

      Tout cela pour dire que ce fameux découpage préfectoral répond à des intérêts économiques (certes) mais aussi politiques qui sont le reflet de la logique du « jacobinisme apprivoisé » en évolution décentralisatrice depuis le début des lois de décentralisation (1982). Un véritable jeu d’équilibristes dans lequel l’Etat et toutes les collectivités entre elles penchent entre identités, pouvoirs et coopérations.

      La lecture de Madame le Maire sur ce dossier communautaire représente le côté pervers de cette décentralisation française. Dans le jeu tel qu’établi la coopération est obligatoire quelque soit l’avis du Maire sur la bonne échelle de responsabilité politique… Et elle doit justement se faire au nom de l’efficacité pour toutes les communes à l’intérieur de la communauté de communes.

      Le Président de la République va poursuivre, sans aucune rupture ou « révolution », cette logique de décentralisation, son discours aux Maires de France était une étape supplémentaire qu’un autre aurait franchi à sa place. Cela prouve juste que plus les années vont passer plus la coopération efficace avec les communautés de communes se trouvera inéluctable… Il faut que les élus le comprenne.

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  7. Amenska
    Amenska dit :

    J’adresse mes remerciements et ma gratitude infinie à Madame Guiton, à Monsieur Juhel et à Monsieur Hébert pour leur disponibilité et leur grande clarté. Et que vive et perdure « Granville, terre et mer » communauté de communes ou « territoire » à dimension humaine. Que M. Hébert me pardonne d’avoir perturbé le cours de ce débat au sujet de l’éclairage public dont j’invite mes compatriotes à reprendre le fil. Allez-y de vos témoignages.

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  8. Sevestre
    Sevestre dit :

    Granville où tout va si bien…..
    Devant la mie câline, près de la Mairie, le vélo de ma petite fille a été volé en pleine journée aujourd’hui !

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