Pôle de Santé: Ma proposition

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Pôle de santé: ma proposition.

C’est avec un intérêt certain que j’ai lu l’article du Ouest-France sur le projet de la Maison médicale pluridisciplinaire de Granville daté du 24 novembre 2017. Si ce n’est pas fait, je vous invite à le consulter. Mes anciens collègues du Conseil Municipal, Messieurs Ménard et Wojylak,  se posent un certain nombre de questions. Ces mêmes questions pertinentes que je me suis posées il y a 2 ans et que j’ai soumises au Conseil de l’époque. Ces interrogations n’avaient alors reçu aucune réponse satisfaisante. Une nouvelle fois, je constate que Mme le Maire n’a pas jugé utile d’y apporter des éclaircissements, il faut dire qu’elle est très occupée en ce moment par sa vie politique nationale, congrès des Maires de France, réception à l’Elysée, … Toutefois, je reconnais ne pas avoir abordé le problème du conflit d’intérêts entre une élue et sa future activité professionnelle, il faut dire que cette conseillère municipale ne siégeait pas au lancement du projet. Enfin bref, cela n’a pas l’air de gêner les pouvoirs publiques.

Aujourd’hui, il faut se concentrer sur une interrogation, une maison médicale en centre ville à Granville, est ce vraiment utile? La réponse est OUI, évidemment. Maintenant, si on précise la question, une maison médicale en centre ville à Granville, est ce vraiment utile pour le corps médical? La réponse est OUI, OUI, mille fois OUI. Les praticiens, qui pour la plupart exerçaient dans des locaux vétustes et  non conformes à la réglementation, vont  se retrouver hébergés dans des cabinets médicaux neufs et adaptés à une pratique sereine et confortable, tout cela à moindre frais, c’est formidable, c’est même une aubaine. On peut comprendre leur motivation, en gardant en mémoire que le projet est en grande partie financé par l’impôt des Granvillais, qui d’une certaine façon payent deux fois leur couverture médicale de proximité (impôt et cotisation sociale). Pour finir, on peut se poser la question, une maison médicale en centre ville à Granville, est ce vraiment utile pour la population? La réponse est beaucoup moins évidente.  Les Granvillais ont besoin d’une réponse médicale de proximité satisfaisante, mais ils l’ont déjà. Que les professionnels de santé soient regroupés dans un même lieu géographique n’apporte rien de plus, il n’y a pas vraiment nécessité de créer des  grandes surfaces de la santé à tous les coins de rue. Les mots argent et santé font souvent mauvais ménage quand on s’occupe de l’intérêt général de nos administrés. On essaye de nous en mettre plein la vue en utilisant des mots forts et surdimensionnés comme pôle et  pluridisciplinaire. J’ai même entendu un médecin parler d’université granvillaise, en évoquant les quelques étudiants  qu’il a en stage. On se moque de la population.  Le projet étant fortement avancé, ma proposition est la suivante. Je demande à la municipalité  de se désengager complètement de cette affaire. Je demande aux professionnels qui vont investir l’endroit de se constituer en société civile immobilière et de racheter l’ensemble des murs à la ville et de gérer eux-même leurs affaires. Il est temps pour chacun de faire face à ses responsabilités. Dans une activité libérale, l’individu doit prendre un minimum de risques financiers.  Il faut rendre à la population, l’argent qu’elle a avancé pour un projet dont elle n’a pas besoin.

 

Philippe LETESSIER

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16 réponses
  1. LABROSSE Jean Paul
    LABROSSE Jean Paul dit :

    Ce qui me choque dans ce projet :
    L’hôpital est « vidé » de jours en jours (dernière opération : la suppression d’une ligne de SMUR alors que cet hôpital es sollicité par le CROSS) pour l’évacuation de marins depuis Cherbourg…)
    Actuellement un étage n’est quasiment plus utilisé.
    La soit disant proximité est un faux débat puisqu’il y a une ligne de bus qui monte à l’hôpital depuis le centre ville.
    Que des médecins créent des pôles pour mieux travailler : très bien
    Mais que ce soit EUX qui prennent en charge ces pôles.
    JP L

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    • LETESSIER Philippe
      LETESSIER Philippe dit :

      Je prépare un texte sur l’hôpital, dans lequel je vais faire des propositions, comme je l’ai fait pour la maison médicale de centre ville. Je tiens à affirmer que ce que je propose est cohérent et que c’est une bonne solution pour la municipalité et pour les médecins.
      Philippe LETESSIER

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  2. Dominique Secall-Beverunge
    Dominique Secall-Beverunge dit :

    Bien vu! Merci pour ces mots clairs et nets … « plein la vue, plein la vue « … la raison existentielle de Mme le Maire et ses toutounets :-)!

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  3. lepeule
    lepeule dit :

    point de vue partage c’est aux professionnels de supporter le cout de leur investissement a quand une grande boulangerie pâtisserie financée par la ville ?
    le centre ville est il le plus pertinent pour un accès par des habitants des faubourgs de Granville ou des villes alentour
    la reprise de l’hôpital comme le suggère un intervenant eut été astucieux et porteur de sens

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  4. GUEGAN
    GUEGAN dit :

    Je pense tout d’abord que les malades ne se rendent pas chez les medecins pour admirer les lieux, mais plus surement pour y recevoir un traitement de qualité Aussi s’il est bien venu que ces praticiens souhaitent se regrouper dans un bâtiment plus conforme aux normes en vigueur, qu’ils le fasse a leurs risques financiers Nous avons depuis au moins deux ans l’exemple du centre de radiologie et de spécialistes qui ont acquis un terrain,et construit des locaux adaptés a leur besoin professionnel; et de plus avec des places de stationnement Le problème de « centre ville », ne se pose plus depuis la mise en service de cars, pourquoi ne pas faire ce pôle a l’hôpital, qui se vide de ses activtés

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  5. Sevestre
    Sevestre dit :

    N’est-ce pas un peu tard ?
    Une maison de santé en centre Ville devant être mise à disposition des Granvillais vers le mois de mai 2018 et dont les travaux semblent très avancés.

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  6. Amenska
    Amenska dit :

    C’est ça le problème. On ne peut pas demander aux artisans qui travaillent actuellement à la réfection du bâtiment de la rue Saintonge de plier bagage! Sans compter que l’abandon du projet, créant forcément moult frustrations du côté de la population du centre-ville, du port, de la Haute-ville, de Hérel, des alentours du Casino peut-être du quartier St. Paul ne serait pas très judicieux électoralement. (je me place évidemment dans l’hypothèse d’une élection municipale anticipée dans les prochains mois qui me semble inévitable). Aussi je pense qu’il serait plus prudent de ne pas remettre en cause cette structure et de s’orienter vers l’implantation d’une seconde maison de santé dans l’enceinte du centre hospitalier Jacques Monod afin d’offrir, plus équitablement, un service comparable voir plus étendu aux populations du quartier Saint-Nicolas, du Calvaire, du Fourneau ,de Yquelon, de Saint-Planchers et pour compenser le démantèlement de l’hôpital. Des maisons de santé jouxtant l’hôpital, il en existe un certain nombre dans les villes de l’ouest.

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  7. Jacques-René Hébert
    Jacques-René Hébert dit :

    Vous mettez le doigt sur le vrai problème, celui de l’offre. Pour prendre le problème à l’envers cela ne me choque pas si la ville investit dans les locaux afin de majorer le service médical de la ville. Afin de MAJORER le dit service et pas de jouer à : « Quel praticien granvillais veut un autre local dans Granville ? ». Alors que la chute de l’Hôpital est une question de temps cela aurait pu être pertinent de limiter la casse avec un vrai projet … Avec les praticiens qui manquent à Granville.

    Donc oui, double baffe. Coup dans l’eau et coup qui coûte cher en plus.

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  8. anne
    anne dit :

    Je comprends l’inquiétude de mme Sevestre et d’Amenska ,mais si vous suivez bien la pensée de Philippe Letessier,il n’est pas question d’abandonner ce chantier et ce projet que quelques thérapeutes (une quinzaine ?)demandent depuis quelques années,mais de leur redonner la responsabilité de ce chantier et d’assumer financièrement la charge de leur « outil » de travail,dès maintenant.
    La municipalité a depuis le début pris tous les risques,tous les frais,un emprunt que les contribuables remboursent depuis 2 ans.Ce projet , hormis un bureau mis à disposition pour l’accueil des femmes victimes de violence,ne concerne en rien une municipalité,puisque même l’ARS na pas accepté de le subventionner,Granville n’étant,ni un « désert médical »,ni un quartier sensible.
    Ce dossier ,géré, par la mairie risque d’être aussi plombant pour le budget que le dossier des bus Neva,qui faute d’avoir été concerté au niveau Communauté de Communes et subventionné ,a besoin tous les ans d’une « rallonge de 600000 euros aux frais du contribuable granvillais.
    Tout ceci dans la parfaite indifférence de la majorité des Granvillais,dont la seule excuse est peut être la discrétion,voire la désinformation de régle dont la Mairie s’entoure pour ses plans « foireux »;
    Anne

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  9. G.Ménard
    G.Ménard dit :

    Pour le pôle santé, l’exigence démocratique doit obliger les élus municipaux à respecter certains principes de transparence !!!
    Pour le transport urbain Neva, contrairement à ce qui est écrit dans l’un des commentaires, le reste à charge n’a jamais été de 600.000 euros.
    La ville gère 3 types de transport : l’urbain du réseau Neva, le transport scolaire et comme depuis toujours, le transport périscolaire et de loisirs, plus le reste. Le montant de 600.000 euros ne représente en aucun cas le reste à charge du transport urbain qui s’approche plutôt de 300.000 euros. Oui, le transport urbain doit être étendu aux communes limitrophes sous l’égide de la communauté de communes. Mais penser que la facture baisserait peut s’avérer être une erreur car la variable d’ajustement du financement du transport urbain dépend de la taxe transport versée par certaines entreprises. (Plus de 11 salariés). Soit GTM l’augmente sensiblement pour supporter l’extension du réseau (decision délicate à prendre tellement le taux de cette taxe est faible à Granville), soit GTM décide de supprimer cette taxe. Dans cette dernière hypothèse, le reste à charge ne baissera pas.

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  10. Amenska
    Amenska dit :

    J’attends avec impatience la proposition de M. Letessier au sujet du « réhabillage » de l’hôpital de Granville. Dans mon dernier commentaire, j’aurais dû mettre les guillemets devant le verbe « compenser ». Il est clair qu’une maison de santé à l’intérieur des locaux ou jouxtant ceux-ci serait loin d’être une compensation. La troisième agglomération de la Manche est en droit d’exiger bien davantage.

    Une suggestion: pourquoi ne pas demander à la société Prévital basée à Granville (si j’ai bien compris) d’investir à Jacques Monod plutôt qu’à Boulogne? Ou alors pourquoi ne pas demander à la société qui a racheté le Normandy et qui, paraît-il, est spécialisée dans le rachat de cliniques d’investir dans l’hôpital de Granville? Avant cela, il faudrait obtenir le divorce au moins partiel entre des deux hôpitaux lesquels dans les années 90 ont convolé l’un pour le meilleur (celui d’Avranches) et l’autre pour le pire (est-il utile de préciser lequel?) et ce en dehors de toute notion d’équité alors que celle-ci en était la condition initialement?

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  11. Amenska
    Amenska dit :

    petit rectificatif: à la deuxième ligne: lire plutôt « entre guillemets » plutôt que « devant ». Je ne pense pas toujours à faire un brouillon… Je devrais pourtant.

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