Contribution

ZAC Taillais Yquelon :

Ce projet vieux de plus de 5 ans n’a toujours pas abouti, suite aux recours successifs déposés par les propriétaires expropriés, puis par la CCPG, au sujet du prix des terrains.
Le dernier jugement, rendu par la cour d’appel de Caen, en date du 11 mars 2014, n’a pas été accepté par un propriétaire qui a décidé de porter l’affaire devant la cour administrative d’appel de Nantes.
L’audience ne pouvant se tenir avant le 2ème trimestre 2015, l’affaire est loin d’être terminée.
En attendant, toutes les enseignes, qui avaient envisagé de s’installer sur ce site, ont pris d’autres dispositions, découragées par les effets conjugués de la crise et de la lenteur de la procédure. Il faut préciser qu’il s’agissait majoritairement de transfert d’activités sans impact significatif sur l’emploi.
Plus généralement, cette inflation de zones commerciales interpelle, dans la mesure où les nouvelles n’attirent pas d’investisseurs, tandis que les anciennes (comme celle du Mesnil à Granville) voient les friches se multiplier.
Le centre de secours risque donc de se trouver un peu isolé. L’ancienne CCPG avait néanmoins pris la décision d’engager les travaux, alors qu’elle n’est pas encore, à ce jour, officiellement propriétaire des terrains.

Contribution déposée par Gilles PONS, Président de l’Association Veille Yquelonnaise qui suit ce dossier depuis plusieurs années.

ASSOCIATION VEILLE YQUELONNAISE

ASSOCIATION VEILLE YQUELONNAISE

7 réponses
  1. Laurent
    Laurent dit :

    Votre avis est tres pertinent, contrairement à la multiplication de nouvelles zones. Les élus seraient inspirés en rendant les anciennes zones plus attrayantes.
    Ceci évitera les expropriations inutile, et la diminution des surfaces agricoles.

  2. PONS Gilles
    PONS Gilles dit :

    Voici donc ce que disait le quotidien Ouest France, dans son édition du 5 décembre 2011, où la position de Veille Yquelonnaise, indiquant un retard conséquent sur le dossier de la ZAC du Taillais, était contredite par le 1er adjoint au maire de granville.

    Pour Gérard Sauré, 1er adjoint au maire de Granville et président du syndicat intercommunal de défense contre l’incendie et de secours du canton de Granville : « La procédure actuelle ne repart pas de zéro. Le dossier actuel n’a que deux ou trois semaines de retard sur le calendrier. Il ne faut pas écouter tous ces gens qui, pour des motifs qui m’échappent, font des amalgames, a expliqué Gérard Sauré, faisant référence, sans préciser, aux récentes déclarations de l’association la Veille yquelonnaise (Ouest-France du 30 novembre 2011).

    A vous de juger qui dit vrai des élus ou des associations.

  3. cocotte
    cocotte dit :

    « Retard conséquent ??!!! » ah oui on peut appeler ça comme ça… Néanmoins, on peut se poser la question de l’utilité d’une nouvelle zone commerciale. On repousse en permanence les frontières des villes en même temps que de nombreux bâtiments sont désertés dans les zones commerciales et industrielles plus anciennes. Certes, la démolition coûte souvent plus cher qu’une nouvelle installation mais ne devrait-on pas encourager la reprise des anciens bâtiments et la redynamisation des zones existantes ? Une zone commerciale ce n’est pas très beau mais une zone morte c’est pire et c’est aussi le résultat de choix politiques inappropriés. Espérons que pour le stockage de ses bus et la création de son atelier, mme baudry utilisera des locaux existants et ne nous entraînera pas dans des dépenses somptuaires pour satisfaire ses envies de luxe.

    • Benoit Groult
      Benoit Groult dit :

      Voilà une excellente réflexion. Pourquoi repousser encore les limites des zones commerciales ?
      C’est à la fois idiot, irréfléchi et coûteux. Il y a des locaux vides partout, même si cela coûte plus cher, il faut cesser de consommer
      à l’infini les terres agricoles et anéantir les zones dites vertes. Cela est contraire aux Agenda 21, donc de notre cadre de vie à tous.
      Quant au projet d’achat de locaux pour les futurs bus, Madame le Maire a t-elle le sens de la valeur de l’argent??
      Avant de se lancer dans ce genre d’investissement, ne serait-il pas plus prudent d ‘en passer par une période probatoire? Celle-ci permettrait alors de vérifier l’opportunité de ce service de bus et, second temps, voir si les autres communes limitrophes pourraient être intéressées pour s’y recoller. Mais NON….nous constatons qu’il est très facile de dépenser, sans compter, sans justification et, pire, sans vrai projet équilibré. Ci et là, en France, chacun s’accorde à dire que l’Etat dépense sans compter, mais que dire de nos collectivités livrées au seul sens aigu de la dépense par des dirigeants non formés pour leurs fonctions.
      Madame le Maire, les citoyens Granvillais vous rappellerons à l’envi ces excès dont vous faites preuve aujourd’hui et pourquoi pas, demain encore…

  4. PONS Gilles
    PONS Gilles dit :

    Pour rebondir sur ce sujet, il faut préciser que la D.U.P. (déclaration d’utilité publique) de ce projet a été accordée sur la foi d’arguments complètement bidons.
    Pour justifier la création de cette zone commerciale, voila ce que la C.C.P.G. écrivait dans l’étude d’impact préalable à la demande de DUP : « Un grand nombre d’implantations commerciales semblent anciennes et répondent difficilement à la demande actuelle croissante de la population et principalement celle présentant le plus fort pouvoir d’achat (retraités) ».

    Tout d’abord, croissance de la population : Il suffit de consulter les statistiques de l’INSEE pour constater que le nombre d’habitants de Granville et Donville est quasiment identique à ce qu’il était en 1968.
    Ensuite, fort pouvoir d’achat des retraités : ces derniers apprécieront, eux dont les revalorisations de pension sont minorées depuis plusieurs années et qui voient aujourd’hui leurs impôts augmenter et leurs pensions gelées.

    Plus géréralement, on s’interroge sur les compétences et l’impartialité des services de l’état, chargés d’instruire ces dossiers et d’accorder les autorisations.

    • Michel Peyre
      Michel Peyre dit :

      Merci à Monsieur Gilles Pons d’avoir lancé ce débat.
      Il me semble urgent de mener une réflexion sur l’ensemble des différentes zones d’activités de Granville Terre et Mer. Cette réflexion doit partir de l’existant, avec une mise à plat précise de l’ensemble des disponibilités pour des implantations. Parallèlement en s’appuyant à la fois sur la Chambre de Commerce et « Initiative en pays Granvillais » , une analyse claire des besoins des entreprises doit être conduite. En croisant ces différentes données et en tenant compte de l’attractivité de notre région , il sera plus facile d’appréhender le problème et de conduire une politique de croissance dans le secteur. Ce travail, qui doit inclure une recherche prospective, devrait être conduit en priorité par la commission Développement Economique de Granville Terre et Mer.
      On ne peut, en effet, se lancer dans toutes sortes d’investissements sans avoir une vision précise de la situation économique et surtout en faisant cavalier seul. C’est en concertation et avec l’appui des forces économiques vives de la région , que sont les Chambres de Commerce, de Métiers et d’Agriculture, mais aussi des différentes associations professionnelles et volontaires de notre Territoire, que la démarche doit être conduite.

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